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Une famille de 5 (2 parents, 3 enfants) partis pour la grande aventure: un tour du monde d'une année!

Dali

Au temple des trois pagodes, les filles ont pu essayer le costume bai

Dali a été notre porte d’entrée dans le Yunnan. On y est arrivés sous des trombes d’eau. On s’est donc installés complètement trempés nous ainsi que nos sacs. La première découverte fut donc assez humide. Dali est une ville qui accueille de très nombreux touristes chinois mais assez peu de personnes extérieures. Nous y étions donc vraiment plongés dans l’inconnu car on trouvait très peu d’anglophones que ce soit dans les restaurants, les boutiques ou les lieux touristiques. Il fallait donc se débrouiller un peu comme on pouvait, surtout concernant les menus qui n’étaient rédigés qu’n chinois. Souvent on s’en sort grâce à des photos. On a tenté Google traduction qui, à partir d’une photo du texte est censé te le traduire mais ça n’a pas été très concluant. (les juxtapositions de mots proposées du style humain mange huile ne nous permettant pas trop de nous faire une idée du plat) Notre moins bonne surprise: alors qu’on pensait boire une soupe au poisson, assez bonne d’ailleurs, on s’est retrouvés avec une tête d’oiseau au fond de la marmite. Ca calme!

C’est comme trouver la fève, en moins ragoûtant

Le principal attrait de Dali, c’est la vieille ville avec ses portes d’entrée monumentales. Les bâtiments en bois et les rues pavées ne manquent pas de charme mais sont quasiment exclusivement occupés par des commerces avec de nombreuses répétitions de boutiques presque identiques: boutiques de thé, de fruits frais coupés, de gâteaux de rose…Nous avons pu découvrir l’ethnie des Bai qui portent leur tenue traditionnelle au travail comme dans la rue.

Hormis la vieille ville le site qui nous a bluffés à Dali est le temple des trois pagodes. On s’y est rendus en tchuk tchuk pour quelques Yuans.

On se tient bien dans les virages

Ce site est vraiment impressionnant de par ses dimensions: d’abord les trois pagodes en question dont la principale mesure 70m de haut et est composée de 16 niveaux. Les lieux ont été rénovés dans les années 70 et de nombreux vestiges ont été retrouvés à ce moment-là. Ils sont exposés dans deux petites galeries.

Mais le site ne se limite pas qu’aux fameuses pagodes. On découvre après celles-ci une grande succession de lieux de culte assez récents et de très belle facture. Des temples impressionnants autant par leurs dimensions et leur architecture que par les superbes statues des dieux et déesses ainsi que des protecteurs. A chaque superbe temple succédait le suivant (avec bien sûr de nombreuses marches à gravir entre-temps bien sûr) et on était vraiment épatés.

Un lieu que nous avons vraiment apprécié et pris le temps de découvrir tranquillement.

Le soir on décide de profiter de l’animation des rues de la vieille ville, bondées en soirée avec de superbes lumières, de la musique, des restaurants alléchants. On a opté pour un dîner spectacle assez sympathique avec une troupe de danseurs et danseuses en costume qui nous invitent à les rejoindre pour la dernière danse. Un moment vraiment sympa qui conclura joliment notre séjour.

Un moment bien sympa

Pékin et la grande muraille de Chine

Entrée de la cité interdite

Nous sommes arrivés à Pékin, fin de notre périple en train entamé depuis Saint-Pétersbourg et tout de suite, dès l’intérieur de la gare et le passage souterrain qui nous a menés vers l’extérieur nous avons été saisis par un élément: la densité de la foule! On a eu l’impression d’être emmenés dans un flot interminable de personnes. Après le calme des teppes mongoles le contraste était saisissant. Nous avons rejoint notre logement situé dans un vrai Hutong, les quartiers anciens de Pékin. La maison d’hôtes est un ancien bloc d’habitations qui regroupaient plusieurs familles autour d’une petite cour fermée et d’une cuisine partagée. Un lieu plein de charme et très calme. Nous avons pu réserver sur place les visites des jours suivants et avons été bien conseillés.

Petit déjeuner dans la cour intérieure

Pour notre première soirée à Pékin nous nous rendons dans un autre Hutong, Luogu, complètement transformé pour le tourisme sur les conseils du personnel e la réception. Ici tous les rez-de-chaussée des anciennes habitations ont été récupérés pour en faire des commerces. Forcément on perd en authenticité mais on passe un bon moment à promener de boutique en boutique et on se fait un petit restaurant.

Le lendemain matin en route pour la grande muraille de Chine. Depuis Pékin on part avec un petit groupe de touristes en minibus vers le tronçon de muraille le plus accessible: Mutianyu. Nous prenons une télécabine pour éviter la randonnée pentue qui permet d’atteindre la muraille. Une fois en haut c’est parti pour une marche sous un soleil de plomb depuis la porte 14 jusqu’à la porte 20. Un grand moment pour toute la famille que de se trouver sur ce site mythique.

On monte un très grand nombre de marches, on gravit des échelles, on observe les points de vue. La montée finale vers la porte 20 est une vraie épreuve qui se termine par un long escalier puis un dernier court mais très raide où l’on se croise difficilement avec les personnes qui descendent. Les enfants ont été très courageux et ont atteint le sommet par la force de leurs mollets. Un grand plaisir d’arriver au but.

Le soir nous sommes allés voir un spectacle de Kung Fu. C’était spectaculaire avec des effets sympas (combats dans les airs / scène qui s’ouvre en morceaux…) et des combats chorégraphiés spectaculaires. Les enfants ont bien apprécié.

Journée bien remplie pour débuter le mois de septembre avec la visite de la cité interdite. C’est l’appellation française, ici on l’appelle simplement le palais ancien. Pour nous y rendre nous passons par l’inévitable place Tian’anmen. Pour y accéder il faut montrer patte blanche: contrôle d’identité et détecteurs.

Mao nous accueille

Sous le regard de Mao nous pénétrons dans l’enceinte de ce qui fût la résidence des empereurs chinois durant des siècles. Le lieu est très vaste et comprend de nombreux bâtiments. Les cours, les palais, les statues, la collection d’horloges des empereurs, tout est grandiose.

On commence à découvrir un aspect qui sera une constante durant tout notre séjour en Chine: nos enfants ont un succès fou auprès des chinois: dès qu’on fait une pause on leur demande de faire des selfies, c’est plutôt rigolo et on se prête au jeu.

Selfilles

On poursuit avec le parc Jingshan qui permet, une fois montés au sommet d’une petite colline surmontée d’un temple, d’avoir une vue complète sur l’immensité de la cité interdite.

On mesure mieux d’ici l’immensité du site

Nous terminons cette journée par la visite d’un autre parc situé à proximité et qui est un véritable havre de paix dans le tumulte de la capitale: Beihai et son superbe lac. Nous y admirons un splendide coucher de soleil accompagnés de nombreux photographes amateurs très bien équipés venus immortaliser les lumières de cette fin de journée.

Notre dernière journée à Pékin fût consacrée au palais d’été qui, comme son nom l’indique, était la résidence estivale des empereurs? Ici ils venaient chercher un peu de fraîcheur au bord d’un grand lac pour s’échapper un peu de la fournaise pékinoise. Un endroit magnifique. On y trouve une magnifique galerie couverte de peinture superbes, la plus grande du monde. Les détails et le raffinement sont de rigueur. Cette galerie permettait à la famille impériale de passer d’un bâtiment à un autre sans se faire mouiller les jours de pluie.

Petit tour de pédalo sur le lac puis ballade dans le parc. On n’a même pas réussi à tout voir malgré les heurs qu’on y a passées. On a pu apprécier la beauté des ponts, du bateau de marbre, de pagodes superbes. Un lieu un peu hors du temps qui fait vraiment rêver.

Mongolie

Résumé du séjour

Notre séjour en Mongolie a été court mais très intense et très enrichissant. Pour l’ensemble du séjour nous étions accompagnés d’une guide francophone, Michele, et d’un chauffeur. Nous avons pu retrouver un camion UAZ, on n’était donc pas dépaysés niveau véhicule ! Celui-ci par contre était d’époque et ne dépassait pas les 80km/h. On a passé une bonne partie du séjour mongol à l’intérieur de ce camion rustique à voir défiler les paysages sans fin des steppes mongoles accompagnés de leurs nombreuses yourtes, troupeaux de vaches, chevaux, chèvres, moutons ou chameaux.

Notre première journée a démarré par la visite du monastère Erdene Khamblin fait de petits édifices au pied des montagnes. Détruit durant la période soviétique (qui a vu des milliers de moines se faire assassiner) il a été reconstruit après la « révolution démocratique » du début des années 90 qui a libéré le droit de culte. Il a fallu marcher sur des chemins un peu compliqués pour attendre le temple le plus haut mais une fois arrivés, quel point de vue ! Michele a pu nous expliquer les bases du bouddhisme et ce que nous avions sous les yeux : les dieux protecteurs (qui intriguent beaucoup avec leurs figures colériques, les têtes de mort sur leurs coiffes, les personnes qu’ils semblent écraser ou faire souffrir. Ils symbolisent le combat contre le mal et les démons. Les déesses sont quant à elles beaucoup plus apaisées et sereines. Les statues représentent Bouddha, ses disciples, des apprentis candidats au Nirvana. Des tissus colorés décorent les murs et l’atmosphère est très douce. (si on ne reste pas bloqué sur les dieux protecteurs bien sûr)

Nous avons ensuite rejoint notre premier campement de yourtes (les Mongoles les appellent Ger) où nous avons passé deux nuits. L’accueil des visiteurs est ritualisé : les hôtes portent des tenues en soie, nous font entrer dans leur yourte et l’on partage un bol de lait de jument fermenté (au goût amer et légèrement alcoolisé) et quelques gâteaux.

Nous avons ensuite pu découvrir la yourte dans laquelle nous allions passer deux nuits. Evidemment ce n’est pas la vie de palace : les lits sont très durs et on dormait avec un duvet posé dessus. Pour les détails pratiques : pipi dans la nature et pour la grosse commission une cabane avec une planche en moins donnant sur un trou dans le sol située à une cinquantaine de mètres des yourtes. Pour la toilette un petit récipient avec un robinet à eau en extérieur. C’est donc une toilette sommaire et rapide !

La famille qui nous a accueillis élève des moutons, des chèvres, des vaches, des chevaux et des chameaux. C’est sur le dos de ces derniers que nous sommes partis faire une promenade dans les dunes de sable d’Elsen Tasarkhaï surnommé le « mini Gobi » en raison de ses 80km de long.

Le lendemain en route pour Karakorum qui fut la capitale de l’empire mongol sous Gengis Khann et deux de ses descendants. Lors de la visite du musée on en apprend plus sur l’histoire de la Mongolie de la Préhistoire à nos jours. Nous comprenons mieux grâce à des cartes très bien faites ce que représentait l’empire mongol à son apogée : il allait de la Chine aux portes de l’Italie : gigantesque ! De beaux monolithes gravés, des pièces datant de nombreux siècles et un grand trésor découvert dans un tombeau de la région nous sont présentés. On en prend plein les yeux.

Nous nous rendons ensuite sur le site d’Erdene Zuu grand monastère qui existe depuis le XVIème siècle. Nous en apprenons encore plus sur le bouddhisme, ses rites et ses symboles. On découvre notamment les moulins à prière et les offrandes que les fidèles font, que ce soit sous forme de monnaie ou de nourriture.

Revenus au campement nous profitons d’un superbe coucher de soleil puis, dans la soirée, nous veillons un peu pour pouvoir observer la voûte céleste constellée de milliers d’étoiles très visible en ces lieux où aucune pollution visuelle ne vient perturber la vue des étoiles.

Le lendemain matin nous prenons le chemin du parc national Hustaï qui permet à la faune et la flore de bénéficier d’un grand espace protégé. C’est ici notamment que vit le cheval sauvage Przewalski qui a été réintroduit dans le paysage mongol après sa disparition. Ce sont des spécimens nés dans des zoos qui ont permis de le réintroduire peu à peu. Les premiers spécimens ont été réintroduits en 1992 et aujourd’hui ce sont environ 300 chevaux qui vivent librement. Au sein du parc naturel un autre animal nous a épatés : la marmotte. Non pas qu’on l’a découverte ici mais elle est présente en grand nombre et on a pu en voir des dizaines d’assez près. On jouait donc un peu à chercher les marmottes sur le chemin.

Après cette visite nous avons pris la direction d’un autre campement de yourtes mais ça ne fut pas une mince affaire de le rejoindre. Notre chauffeur a dû trouver un chemin praticable ce qui n’était pas simple car on était dans une immense plaine plutôt humide et il ne fallait pas rester embourbés. On a pas mal tourné, on s’est fait secouer, on est passés plusieurs fois aux mêmes endroits mais on a fini par y arriver. Accueil très agréable par la famille et, bonus non négligeable, ici il y a pas mal d’enfants qui jouent, ce qui n’est pas pour déplaire à nos 3 petits voyageurs. Une fois installés dans notre yourte (munie d’un poêle pour le chauffage) nous faisons une jolie balade dans la steppe à cheval. Un beau moment hors du temps.

Après une nuit dans la yourte et un peu de temps avant le démarrer, les enfants ayant du mal à quitter ce lieu et notamment les petits nomades et les chèvres « trop mignonnes » nous prenons la route d’Oulan Bator.

Une fois revenus aux abords de la capitale, après plusieurs jours au grand air dans une nature qui paraissait sans limites c’est un peu rude : bouchons, trafic… ça donnerait envie de faire demi-tour.

On visite le plus grand monastère de Mongolie Gandartegchinlen qui présente un Buddha de 26m de haut. Nous visitons un peu la ville et ses bâtiments d’état puis nous assistons à un spectacle de danses et chants folkloriques mongols au Tumen Ekh. On y entend notamment les impressionnants chants diphoniques.

Etant donné la fatigue accumulée notamment avec les longs trajets en camion des derniers jours on décide de faire l’impasse sur la visite du musée national qui était prévue et de quitter notre guide et notre chauffeur qui auront été tous deux très importants dans la réussite de notre séjour dans leur pays.

L’île d’olkhon

Devant le splendide lac Baïkal

Gros coup de cœur de toute la famille pour la découverte de l’île d’Olkhon sur le lac Baïkal. L’inconvénient : même depuis Irkustsk qui est la grande ville la plus proche il nous a fallu 7h de trajet aller en mini bus pour rejoindre l’île. De très longues lignes droites sur une route très empruntée et un peu cabossée, le passage par un bac pour traverser le morceau de lac qui sépare l’île du continent et ensuite ce ne sont plus que des pistes en terre, pas évident pour le mini bus surtout que c’est assez pentu.

Nous avons pu ensuite nous installer pour notre séjour. Logés chez l’habitant nous étions bien placés à deux pas des rochers du chamane, superbe lieu surplombant le lac et lieu de recueillement chamanique. Anastasia, notre guide sur Irkutsk nous avait fourni le matériel nécessaire : un ruban de couleur à nouer sur les totems en faisant un vœu pour que le vent emporte les vœux et les fasse voyager (tradition chamanique / bouddhique) et du lait à verser au sol pour nourrir la terre. On a pu manger une riche cuisine sibérienne préparée par notre hôte que ce soit lors des dîners ou des petits déjeuners très copieux.

Le deuxième jour sur l’île a été une grande aventure ! Nous sommes partis en excursion en camion UAZ, le véhicule le plus utilisé sur l’île car c’est le plus adapté aux pistes cabossées (voire complètement défoncées par les coulées d’eau par endroits) d’Olkhon. A savoir que les camions ont conservé le même design que durant les années soviétiques mais sont récents. (celui que nous avons emprunté datait de 2012) Notre chauffeur Alexandr négociait parfaitement les chemins qui nous ont bien remués, passant des 2 roues motrices aux 4 en manipulant une manivelle. Etant natif de l’île pour lui ce sont celles-ci les routes normales. Il fallait maîtriser les creux et les bosses, savoir à quel point le camion peut pencher. Clairement un truc de spécialiste !

Cette excursion nous a offert des points de vue époustouflants sur les eaux d’un bleu intense du lac Baïkal. Suivant les lieux il fallait accéder aux points de vue par de petites marches sur les rochers au bord de pentes escarpées. Pour le point culminant de l’excursion, le cap Khoboy, c’était une belle randonnée d’un peu plus d’une heure qui nous attendait. La récompense était là : le lieu est superbe. Ces randonnées sont l’activité la plus courue sur l’île donc on se retrouve avec plusieurs autres camions à chaque point intéressant. Surtout des groupes de touristes chinois qui prennent parfois pas mal de risques pour une belle photo.

Un résumé en 9 minutes du trajet aller et de l’excursion jusqu’au cap Khoboy

On a pu partager le déjeuner après cette belle randonnée en dégustant une soupe de poisson préparée par le chauffeur sous un beau soleil et avec vue sur le lac.

Le lendemain nous sommes allés faire un tour à la plage la plus proche de notre logement pour tester la douceur de l’eau du Baïkal. C’était assez frais et vivifiant mais c’était un bon moment. Les locaux avaient moins de mal que nous à entrer dans l’eau 😉

L’après-midi s’est poursuivie avec une sortie en bateau sur le lac durant laquelle nous caressions l’espoir d’apercevoir les phoques du lac. Malheureusement ce ne fut pas le cas. Le bâteau faisait de longs trajets et s’arrêtait en différents lieux où nous pouvions descendre pour de jolies petites balades avec de nouvelles vues imprenables sur le lac. Retour à l’ancien port de pêche où les hangars et les bateaux sont désaffectés. En effet la pêche intensive a été interdite sur le lac depuis plusieurs années car elle empêchait la reproduction des espèces pêchées trop jeunes et n’arrivant pas à maturité pour pouvoir se reproduire. Les locaux ont dû s’adapter et se tourner vers le tourisme.

L’île est encore assez peu fréquentée et accueille plutôt des profils de baroudeurs pour le moment mais on voit les constructions en cours ou très récentes et il ne serait pas étonnant qu’elle change complètement de visage en quelques années. D’ici à avoir des routes goudronnées pas sûr car il a fallu attendre 2004 pour avoir l’électricité ici, alors des routes…

Ekaterinbourg

Au niveau de la frontière Europe – Asie

Notre guide Olga est venue nous chercher à l’Hôtel avec un couvre-chef qui nous était destiné : bleu-blanc-rouge. La visite a commencé avec la somptueuse Cathédrale-sur-le-sang-versé, érigée sur les lieux où se trouvait la maison dans la cave de laquelle furent exécutés le Tsar Nicolas II, sa femme Alexandra, leurs filles, leur fils et leurs domestiques. A la fin du régime soviétiques la religion orthodoxe a canonisé la famille et leurs accompagnateurs en tant que martyrs. La cathédrale leur rend hommage avec notamment une pièce reprenant la cave, lieu de l’exécution, sombre et de couleur rouge avec reprise des impacts de balle dans les parois latérales.

A l’étage c’est un foisonnement de couleurs avec des fresques retraçant la vie des Romanov et de nombreuses icônes ainsi qu’un grand autel richement décoré. (Les photos n’étant pas permises à l’intérieur je ne peux pas vous présenter l’autel)

Nous sommes ensuite allés au bord de l’Iset, fleuve qui traverse la ville et à partir duquel elle a été conçue. Celle-ci a été créée sur demande de Pierre le Grand pour être la ville industrielle de l’Oural, les usines étant installées au bord du cours d’eau pour pouvoir profiter de ses ressources. La ville était un cadeau du Tsar pour sa femme Ekaterina, d’où le nom de la ville. Elle fêtera ses 300 ans en 2023.

La ville est un étonnant mélange de bâtiments traditionnels et d’immeubles ultra-modernes dont la grande tour Visotsky où nous avons déjeuné au 51ème étage avec vue panoramique sur la ville.

L’après-midi fut consacrée à une excursion hors de la ville. Nous avons commencé par la visite de la frontière Europe-Asie où l’on peut enjamber deux continents. Un lieu rempli de traditions « porte-bonheur » faits pour réaliser nos vœux les plus chers. Espérons que ça marche !

Nous nous sommes ensuite rendus au Monastère orthodoxe érigé au début des années 2000 en hommage à la famille Romanov sur le lieu où les personnes chargées de faire disparaître les corps pour éviter tout culte ou nostalgie ont tenté de s’en débarrasser dans un puits de mine en faisant exploser des grenades mais ça a raté. Plusieurs chapelles en bois se trouvent sur place ainsi que les habitations où logent les moines. Comme dans les églises orthodoxes les femmes et filles doivent se couvrir les cheveux et porter une robe. On en prête à l’entrée.

Après avoir échoué à faire disparaître les corps en ces lieux ils ont été emmenés plus loin en forêt où un petit mémorial est érigé. Les corps ont été retrouvés là à la chute du communisme et authentifiés depuis par des tests ADN. Olga a fait passer un petit test aux enfants, pour vérifier qu’ils avaient bien retenu les informations de la journée, qu’ils ont bien réussi, ce qui leur a valu des petits cadeaux. Nous avons pu terminer la journée en rejoignant la gare pour reprendre le transsibérien à destination de Novosibirsk.

Visite du Métro moscovite

Des vitraux et des lustres splendides dans cette station

Lors de notre visite de Saint-Pétersbourg nous avions déjà pu avoir un aperçu du côté grandiose du métro en Russie. Staline tenait à ce que les travailleurs puissent connaître la « vie de palais » en se rendant au travail et dans leurs déplacements quotidiens.

L’impression d’entrer dans un temple

De nombreuses stations ressemblent donc à de véritables temples ou palais vu de l’extérieur et ont des intérieurs richement et même parfois luxueusement décorés.

Les stations suivent un thème en rapport avec leur nom et avec l’histoire de l’Union Soviétique : stations à la gloire de l’histoire ukrainienne, à la gloire des travailleurs, à la gloire des sportifs soviétiques… sous forme de statues, tableaux, mosaïques superbes.

Des luminaires, des lustres ou piliers couverts de cristal ou dorures… Vraiment magnifique ! On en a pris plein les yeux dans ce véritable musée accessible pour le prix d’un billet de 55 roubles. (moins d’un euro)  

Réputé pour être l’un des plus beaux si ce n’est le plus beau métro du monde, le métro de Moscou ne nous a absolument pas déçus.

Visite du stade Lujhniki

Au bord de la pelouse

Esteban et moi avons profité de notre venue à Moscou pour faire une visite guidée du stade Lujhniki, lieu de la dernière finale de coupe du Monde remportée par la France contre la Croatie. Et le moins que l’on puisse dire est qu’on a eu droit à une visite privilégiée : nous avons eu le stade rien que pour nous, étant les deux seuls inscrits pour cette visite.

Nous avons pu voir toutes les coulisses du stade : tribune présidentielle, tribune de presse, vestiaire de la mascotte Zabivaka, vestiaire des champions du Monde (et de l’Argentine quand elle est venue jouer ici. On a pu s’assoir à la place de Messi), salle de conférence de presse où les bleus ont dansé sur les tables après le titre.

Le guide nous a bien laissé le temps également de savourer en bord de pelouse. Il a cherché dans les bords de pelouse un confetti restant du titre des bleus. (Esteban le tient fièrement en main)

Autour du stade nous avons pu également avoir un aperçu d’autres événements ayant eu lieu dans ce stade : Jeux Olympiques 1980, finale de coupe de l’UEFA 1999, finale de Ligue des Champions 2008. Et un Walk of Fame regroupant des statues à la gloire de sportifs soviétiques de légende comme le fameux Lev Yachine, élu plus grand gardien du XXème siècle et seul gardien à avoir remporté le ballon d’or.

Une visite exceptionnelle !

Lénine surveille l’entrée du stade
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Moscou

L’emblématique cathédrale de Basile-le-Bienheureux

Notre visite de la capitale Russe est passée extrêmement vite. Ce « pays dans le pays » comme l’appellent les locaux aurait demandé bien plus de temps pour pouvoir vraiment l’appréhender. Après notre installation dans une auberge de jeunesse très sympa, le Art Hostel, ambiancé Star Wars et assez central, nous avons pu suivre notre guide pour une visite du centre-ville.

Sous une pluie incessante qui nous a rendus heureux d’avoir emporté nos superbes ponchos qui ont fait des jaloux, nous nous sommes promenés en apercevant notamment le théâtre du Bolchoï, le musée Maïakowski et de belles rues piétonnes qui nous ont mené à la place Rouge. Elle était loin d’être vide comme dans la chanson de Gilbert Bécaud, et la vue n’en était pas du tout dégagée. En effet de grandes tribunes, gradins et autre manège pour chevaux étaient en train de terminer d’être montés en préparation du festival international de musique militaire. Il fallait donc s’approcher des bâtiments pour en avoir une réelle vue. Nous sommes allés jusqu’à la magnifique cathédrale de Basile-le-Bienheureux mais n’y sommes pas entrés : les enfants étant affamés et on avait besoin de se poser après 3 heures sous la flotte. Nous avons donc déjeuné chez My My (prononcer Mou Mou, le son de la vache qui mugit) sorte de Flunch local où l’on mange Russe en mode self. Cette visite express nous a permis de prendre quelques repères dans un centre très animé.

Aperçu du métro de Saint-pétersbourg

En revenant du château de Peterhof nous avons pu faire un petit tour dans le métro de Saint-Pétersbourg. Conçues pour être aussi belles que des palais les stations sont impressionnantes.

Dans le métro ici pas de tickets mais des jetons.

Les stations sont décorées richement avec de véritables prouesses techniques utilisées pour offrir le luxe au quotidien aux utilisateurs.

Statues, mosaïques superbes, peintures, chaque station est décorée à sa façon dans des styles variés. Impressionnant!