Mongolie

Résumé du séjour

Notre séjour en Mongolie a été court mais très intense et très enrichissant. Pour l’ensemble du séjour nous étions accompagnés d’une guide francophone, Michele, et d’un chauffeur. Nous avons pu retrouver un camion UAZ, on n’était donc pas dépaysés niveau véhicule ! Celui-ci par contre était d’époque et ne dépassait pas les 80km/h. On a passé une bonne partie du séjour mongol à l’intérieur de ce camion rustique à voir défiler les paysages sans fin des steppes mongoles accompagnés de leurs nombreuses yourtes, troupeaux de vaches, chevaux, chèvres, moutons ou chameaux.

Notre première journée a démarré par la visite du monastère Erdene Khamblin fait de petits édifices au pied des montagnes. Détruit durant la période soviétique (qui a vu des milliers de moines se faire assassiner) il a été reconstruit après la « révolution démocratique » du début des années 90 qui a libéré le droit de culte. Il a fallu marcher sur des chemins un peu compliqués pour attendre le temple le plus haut mais une fois arrivés, quel point de vue ! Michele a pu nous expliquer les bases du bouddhisme et ce que nous avions sous les yeux : les dieux protecteurs (qui intriguent beaucoup avec leurs figures colériques, les têtes de mort sur leurs coiffes, les personnes qu’ils semblent écraser ou faire souffrir. Ils symbolisent le combat contre le mal et les démons. Les déesses sont quant à elles beaucoup plus apaisées et sereines. Les statues représentent Bouddha, ses disciples, des apprentis candidats au Nirvana. Des tissus colorés décorent les murs et l’atmosphère est très douce. (si on ne reste pas bloqué sur les dieux protecteurs bien sûr)

Nous avons ensuite rejoint notre premier campement de yourtes (les Mongoles les appellent Ger) où nous avons passé deux nuits. L’accueil des visiteurs est ritualisé : les hôtes portent des tenues en soie, nous font entrer dans leur yourte et l’on partage un bol de lait de jument fermenté (au goût amer et légèrement alcoolisé) et quelques gâteaux.

Nous avons ensuite pu découvrir la yourte dans laquelle nous allions passer deux nuits. Evidemment ce n’est pas la vie de palace : les lits sont très durs et on dormait avec un duvet posé dessus. Pour les détails pratiques : pipi dans la nature et pour la grosse commission une cabane avec une planche en moins donnant sur un trou dans le sol située à une cinquantaine de mètres des yourtes. Pour la toilette un petit récipient avec un robinet à eau en extérieur. C’est donc une toilette sommaire et rapide !

La famille qui nous a accueillis élève des moutons, des chèvres, des vaches, des chevaux et des chameaux. C’est sur le dos de ces derniers que nous sommes partis faire une promenade dans les dunes de sable d’Elsen Tasarkhaï surnommé le « mini Gobi » en raison de ses 80km de long.

Le lendemain en route pour Karakorum qui fut la capitale de l’empire mongol sous Gengis Khann et deux de ses descendants. Lors de la visite du musée on en apprend plus sur l’histoire de la Mongolie de la Préhistoire à nos jours. Nous comprenons mieux grâce à des cartes très bien faites ce que représentait l’empire mongol à son apogée : il allait de la Chine aux portes de l’Italie : gigantesque ! De beaux monolithes gravés, des pièces datant de nombreux siècles et un grand trésor découvert dans un tombeau de la région nous sont présentés. On en prend plein les yeux.

Nous nous rendons ensuite sur le site d’Erdene Zuu grand monastère qui existe depuis le XVIème siècle. Nous en apprenons encore plus sur le bouddhisme, ses rites et ses symboles. On découvre notamment les moulins à prière et les offrandes que les fidèles font, que ce soit sous forme de monnaie ou de nourriture.

Revenus au campement nous profitons d’un superbe coucher de soleil puis, dans la soirée, nous veillons un peu pour pouvoir observer la voûte céleste constellée de milliers d’étoiles très visible en ces lieux où aucune pollution visuelle ne vient perturber la vue des étoiles.

Le lendemain matin nous prenons le chemin du parc national Hustaï qui permet à la faune et la flore de bénéficier d’un grand espace protégé. C’est ici notamment que vit le cheval sauvage Przewalski qui a été réintroduit dans le paysage mongol après sa disparition. Ce sont des spécimens nés dans des zoos qui ont permis de le réintroduire peu à peu. Les premiers spécimens ont été réintroduits en 1992 et aujourd’hui ce sont environ 300 chevaux qui vivent librement. Au sein du parc naturel un autre animal nous a épatés : la marmotte. Non pas qu’on l’a découverte ici mais elle est présente en grand nombre et on a pu en voir des dizaines d’assez près. On jouait donc un peu à chercher les marmottes sur le chemin.

Après cette visite nous avons pris la direction d’un autre campement de yourtes mais ça ne fut pas une mince affaire de le rejoindre. Notre chauffeur a dû trouver un chemin praticable ce qui n’était pas simple car on était dans une immense plaine plutôt humide et il ne fallait pas rester embourbés. On a pas mal tourné, on s’est fait secouer, on est passés plusieurs fois aux mêmes endroits mais on a fini par y arriver. Accueil très agréable par la famille et, bonus non négligeable, ici il y a pas mal d’enfants qui jouent, ce qui n’est pas pour déplaire à nos 3 petits voyageurs. Une fois installés dans notre yourte (munie d’un poêle pour le chauffage) nous faisons une jolie balade dans la steppe à cheval. Un beau moment hors du temps.

Après une nuit dans la yourte et un peu de temps avant le démarrer, les enfants ayant du mal à quitter ce lieu et notamment les petits nomades et les chèvres « trop mignonnes » nous prenons la route d’Oulan Bator.

Une fois revenus aux abords de la capitale, après plusieurs jours au grand air dans une nature qui paraissait sans limites c’est un peu rude : bouchons, trafic… ça donnerait envie de faire demi-tour.

On visite le plus grand monastère de Mongolie Gandartegchinlen qui présente un Buddha de 26m de haut. Nous visitons un peu la ville et ses bâtiments d’état puis nous assistons à un spectacle de danses et chants folkloriques mongols au Tumen Ekh. On y entend notamment les impressionnants chants diphoniques.

Etant donné la fatigue accumulée notamment avec les longs trajets en camion des derniers jours on décide de faire l’impasse sur la visite du musée national qui était prévue et de quitter notre guide et notre chauffeur qui auront été tous deux très importants dans la réussite de notre séjour dans leur pays.

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