Ekaterinbourg

Au niveau de la frontière Europe – Asie

Notre guide Olga est venue nous chercher à l’Hôtel avec un couvre-chef qui nous était destiné : bleu-blanc-rouge. La visite a commencé avec la somptueuse Cathédrale-sur-le-sang-versé, érigée sur les lieux où se trouvait la maison dans la cave de laquelle furent exécutés le Tsar Nicolas II, sa femme Alexandra, leurs filles, leur fils et leurs domestiques. A la fin du régime soviétiques la religion orthodoxe a canonisé la famille et leurs accompagnateurs en tant que martyrs. La cathédrale leur rend hommage avec notamment une pièce reprenant la cave, lieu de l’exécution, sombre et de couleur rouge avec reprise des impacts de balle dans les parois latérales.

A l’étage c’est un foisonnement de couleurs avec des fresques retraçant la vie des Romanov et de nombreuses icônes ainsi qu’un grand autel richement décoré. (Les photos n’étant pas permises à l’intérieur je ne peux pas vous présenter l’autel)

Nous sommes ensuite allés au bord de l’Iset, fleuve qui traverse la ville et à partir duquel elle a été conçue. Celle-ci a été créée sur demande de Pierre le Grand pour être la ville industrielle de l’Oural, les usines étant installées au bord du cours d’eau pour pouvoir profiter de ses ressources. La ville était un cadeau du Tsar pour sa femme Ekaterina, d’où le nom de la ville. Elle fêtera ses 300 ans en 2023.

La ville est un étonnant mélange de bâtiments traditionnels et d’immeubles ultra-modernes dont la grande tour Visotsky où nous avons déjeuné au 51ème étage avec vue panoramique sur la ville.

L’après-midi fut consacrée à une excursion hors de la ville. Nous avons commencé par la visite de la frontière Europe-Asie où l’on peut enjamber deux continents. Un lieu rempli de traditions « porte-bonheur » faits pour réaliser nos vœux les plus chers. Espérons que ça marche !

Nous nous sommes ensuite rendus au Monastère orthodoxe érigé au début des années 2000 en hommage à la famille Romanov sur le lieu où les personnes chargées de faire disparaître les corps pour éviter tout culte ou nostalgie ont tenté de s’en débarrasser dans un puits de mine en faisant exploser des grenades mais ça a raté. Plusieurs chapelles en bois se trouvent sur place ainsi que les habitations où logent les moines. Comme dans les églises orthodoxes les femmes et filles doivent se couvrir les cheveux et porter une robe. On en prête à l’entrée.

Après avoir échoué à faire disparaître les corps en ces lieux ils ont été emmenés plus loin en forêt où un petit mémorial est érigé. Les corps ont été retrouvés là à la chute du communisme et authentifiés depuis par des tests ADN. Olga a fait passer un petit test aux enfants, pour vérifier qu’ils avaient bien retenu les informations de la journée, qu’ils ont bien réussi, ce qui leur a valu des petits cadeaux. Nous avons pu terminer la journée en rejoignant la gare pour reprendre le transsibérien à destination de Novosibirsk.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s