L’île d’olkhon

Devant le splendide lac Baïkal

Gros coup de cœur de toute la famille pour la découverte de l’île d’Olkhon sur le lac Baïkal. L’inconvénient : même depuis Irkustsk qui est la grande ville la plus proche il nous a fallu 7h de trajet aller en mini bus pour rejoindre l’île. De très longues lignes droites sur une route très empruntée et un peu cabossée, le passage par un bac pour traverser le morceau de lac qui sépare l’île du continent et ensuite ce ne sont plus que des pistes en terre, pas évident pour le mini bus surtout que c’est assez pentu.

Nous avons pu ensuite nous installer pour notre séjour. Logés chez l’habitant nous étions bien placés à deux pas des rochers du chamane, superbe lieu surplombant le lac et lieu de recueillement chamanique. Anastasia, notre guide sur Irkutsk nous avait fourni le matériel nécessaire : un ruban de couleur à nouer sur les totems en faisant un vœu pour que le vent emporte les vœux et les fasse voyager (tradition chamanique / bouddhique) et du lait à verser au sol pour nourrir la terre. On a pu manger une riche cuisine sibérienne préparée par notre hôte que ce soit lors des dîners ou des petits déjeuners très copieux.

Le deuxième jour sur l’île a été une grande aventure ! Nous sommes partis en excursion en camion UAZ, le véhicule le plus utilisé sur l’île car c’est le plus adapté aux pistes cabossées (voire complètement défoncées par les coulées d’eau par endroits) d’Olkhon. A savoir que les camions ont conservé le même design que durant les années soviétiques mais sont récents. (celui que nous avons emprunté datait de 2012) Notre chauffeur Alexandr négociait parfaitement les chemins qui nous ont bien remués, passant des 2 roues motrices aux 4 en manipulant une manivelle. Etant natif de l’île pour lui ce sont celles-ci les routes normales. Il fallait maîtriser les creux et les bosses, savoir à quel point le camion peut pencher. Clairement un truc de spécialiste !

Cette excursion nous a offert des points de vue époustouflants sur les eaux d’un bleu intense du lac Baïkal. Suivant les lieux il fallait accéder aux points de vue par de petites marches sur les rochers au bord de pentes escarpées. Pour le point culminant de l’excursion, le cap Khoboy, c’était une belle randonnée d’un peu plus d’une heure qui nous attendait. La récompense était là : le lieu est superbe. Ces randonnées sont l’activité la plus courue sur l’île donc on se retrouve avec plusieurs autres camions à chaque point intéressant. Surtout des groupes de touristes chinois qui prennent parfois pas mal de risques pour une belle photo.

Un résumé en 9 minutes du trajet aller et de l’excursion jusqu’au cap Khoboy

On a pu partager le déjeuner après cette belle randonnée en dégustant une soupe de poisson préparée par le chauffeur sous un beau soleil et avec vue sur le lac.

Le lendemain nous sommes allés faire un tour à la plage la plus proche de notre logement pour tester la douceur de l’eau du Baïkal. C’était assez frais et vivifiant mais c’était un bon moment. Les locaux avaient moins de mal que nous à entrer dans l’eau 😉

L’après-midi s’est poursuivie avec une sortie en bateau sur le lac durant laquelle nous caressions l’espoir d’apercevoir les phoques du lac. Malheureusement ce ne fut pas le cas. Le bâteau faisait de longs trajets et s’arrêtait en différents lieux où nous pouvions descendre pour de jolies petites balades avec de nouvelles vues imprenables sur le lac. Retour à l’ancien port de pêche où les hangars et les bateaux sont désaffectés. En effet la pêche intensive a été interdite sur le lac depuis plusieurs années car elle empêchait la reproduction des espèces pêchées trop jeunes et n’arrivant pas à maturité pour pouvoir se reproduire. Les locaux ont dû s’adapter et se tourner vers le tourisme.

L’île est encore assez peu fréquentée et accueille plutôt des profils de baroudeurs pour le moment mais on voit les constructions en cours ou très récentes et il ne serait pas étonnant qu’elle change complètement de visage en quelques années. D’ici à avoir des routes goudronnées pas sûr car il a fallu attendre 2004 pour avoir l’électricité ici, alors des routes…

Ekaterinbourg

Au niveau de la frontière Europe – Asie

Notre guide Olga est venue nous chercher à l’Hôtel avec un couvre-chef qui nous était destiné : bleu-blanc-rouge. La visite a commencé avec la somptueuse Cathédrale-sur-le-sang-versé, érigée sur les lieux où se trouvait la maison dans la cave de laquelle furent exécutés le Tsar Nicolas II, sa femme Alexandra, leurs filles, leur fils et leurs domestiques. A la fin du régime soviétiques la religion orthodoxe a canonisé la famille et leurs accompagnateurs en tant que martyrs. La cathédrale leur rend hommage avec notamment une pièce reprenant la cave, lieu de l’exécution, sombre et de couleur rouge avec reprise des impacts de balle dans les parois latérales.

A l’étage c’est un foisonnement de couleurs avec des fresques retraçant la vie des Romanov et de nombreuses icônes ainsi qu’un grand autel richement décoré. (Les photos n’étant pas permises à l’intérieur je ne peux pas vous présenter l’autel)

Nous sommes ensuite allés au bord de l’Iset, fleuve qui traverse la ville et à partir duquel elle a été conçue. Celle-ci a été créée sur demande de Pierre le Grand pour être la ville industrielle de l’Oural, les usines étant installées au bord du cours d’eau pour pouvoir profiter de ses ressources. La ville était un cadeau du Tsar pour sa femme Ekaterina, d’où le nom de la ville. Elle fêtera ses 300 ans en 2023.

La ville est un étonnant mélange de bâtiments traditionnels et d’immeubles ultra-modernes dont la grande tour Visotsky où nous avons déjeuné au 51ème étage avec vue panoramique sur la ville.

L’après-midi fut consacrée à une excursion hors de la ville. Nous avons commencé par la visite de la frontière Europe-Asie où l’on peut enjamber deux continents. Un lieu rempli de traditions « porte-bonheur » faits pour réaliser nos vœux les plus chers. Espérons que ça marche !

Nous nous sommes ensuite rendus au Monastère orthodoxe érigé au début des années 2000 en hommage à la famille Romanov sur le lieu où les personnes chargées de faire disparaître les corps pour éviter tout culte ou nostalgie ont tenté de s’en débarrasser dans un puits de mine en faisant exploser des grenades mais ça a raté. Plusieurs chapelles en bois se trouvent sur place ainsi que les habitations où logent les moines. Comme dans les églises orthodoxes les femmes et filles doivent se couvrir les cheveux et porter une robe. On en prête à l’entrée.

Après avoir échoué à faire disparaître les corps en ces lieux ils ont été emmenés plus loin en forêt où un petit mémorial est érigé. Les corps ont été retrouvés là à la chute du communisme et authentifiés depuis par des tests ADN. Olga a fait passer un petit test aux enfants, pour vérifier qu’ils avaient bien retenu les informations de la journée, qu’ils ont bien réussi, ce qui leur a valu des petits cadeaux. Nous avons pu terminer la journée en rejoignant la gare pour reprendre le transsibérien à destination de Novosibirsk.

Visite du Métro moscovite

Des vitraux et des lustres splendides dans cette station

Lors de notre visite de Saint-Pétersbourg nous avions déjà pu avoir un aperçu du côté grandiose du métro en Russie. Staline tenait à ce que les travailleurs puissent connaître la « vie de palais » en se rendant au travail et dans leurs déplacements quotidiens.

L’impression d’entrer dans un temple

De nombreuses stations ressemblent donc à de véritables temples ou palais vu de l’extérieur et ont des intérieurs richement et même parfois luxueusement décorés.

Les stations suivent un thème en rapport avec leur nom et avec l’histoire de l’Union Soviétique : stations à la gloire de l’histoire ukrainienne, à la gloire des travailleurs, à la gloire des sportifs soviétiques… sous forme de statues, tableaux, mosaïques superbes.

Des luminaires, des lustres ou piliers couverts de cristal ou dorures… Vraiment magnifique ! On en a pris plein les yeux dans ce véritable musée accessible pour le prix d’un billet de 55 roubles. (moins d’un euro)  

Réputé pour être l’un des plus beaux si ce n’est le plus beau métro du monde, le métro de Moscou ne nous a absolument pas déçus.

Visite du stade Lujhniki

Au bord de la pelouse

Esteban et moi avons profité de notre venue à Moscou pour faire une visite guidée du stade Lujhniki, lieu de la dernière finale de coupe du Monde remportée par la France contre la Croatie. Et le moins que l’on puisse dire est qu’on a eu droit à une visite privilégiée : nous avons eu le stade rien que pour nous, étant les deux seuls inscrits pour cette visite.

Nous avons pu voir toutes les coulisses du stade : tribune présidentielle, tribune de presse, vestiaire de la mascotte Zabivaka, vestiaire des champions du Monde (et de l’Argentine quand elle est venue jouer ici. On a pu s’assoir à la place de Messi), salle de conférence de presse où les bleus ont dansé sur les tables après le titre.

Le guide nous a bien laissé le temps également de savourer en bord de pelouse. Il a cherché dans les bords de pelouse un confetti restant du titre des bleus. (Esteban le tient fièrement en main)

Autour du stade nous avons pu également avoir un aperçu d’autres événements ayant eu lieu dans ce stade : Jeux Olympiques 1980, finale de coupe de l’UEFA 1999, finale de Ligue des Champions 2008. Et un Walk of Fame regroupant des statues à la gloire de sportifs soviétiques de légende comme le fameux Lev Yachine, élu plus grand gardien du XXème siècle et seul gardien à avoir remporté le ballon d’or.

Une visite exceptionnelle !

Lénine surveille l’entrée du stade
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Moscou

L’emblématique cathédrale de Basile-le-Bienheureux

Notre visite de la capitale Russe est passée extrêmement vite. Ce « pays dans le pays » comme l’appellent les locaux aurait demandé bien plus de temps pour pouvoir vraiment l’appréhender. Après notre installation dans une auberge de jeunesse très sympa, le Art Hostel, ambiancé Star Wars et assez central, nous avons pu suivre notre guide pour une visite du centre-ville.

Sous une pluie incessante qui nous a rendus heureux d’avoir emporté nos superbes ponchos qui ont fait des jaloux, nous nous sommes promenés en apercevant notamment le théâtre du Bolchoï, le musée Maïakowski et de belles rues piétonnes qui nous ont mené à la place Rouge. Elle était loin d’être vide comme dans la chanson de Gilbert Bécaud, et la vue n’en était pas du tout dégagée. En effet de grandes tribunes, gradins et autre manège pour chevaux étaient en train de terminer d’être montés en préparation du festival international de musique militaire. Il fallait donc s’approcher des bâtiments pour en avoir une réelle vue. Nous sommes allés jusqu’à la magnifique cathédrale de Basile-le-Bienheureux mais n’y sommes pas entrés : les enfants étant affamés et on avait besoin de se poser après 3 heures sous la flotte. Nous avons donc déjeuné chez My My (prononcer Mou Mou, le son de la vache qui mugit) sorte de Flunch local où l’on mange Russe en mode self. Cette visite express nous a permis de prendre quelques repères dans un centre très animé.

Aperçu du métro de Saint-pétersbourg

En revenant du château de Peterhof nous avons pu faire un petit tour dans le métro de Saint-Pétersbourg. Conçues pour être aussi belles que des palais les stations sont impressionnantes.

Dans le métro ici pas de tickets mais des jetons.

Les stations sont décorées richement avec de véritables prouesses techniques utilisées pour offrir le luxe au quotidien aux utilisateurs.

Statues, mosaïques superbes, peintures, chaque station est décorée à sa façon dans des styles variés. Impressionnant!

Saint-Pétersbourg

Au bord de la Neva

Nous avons passé trois jours à Saint-Pétersbourg, ville aux très nombreux palais, fondée par le tsar Pierre 1er, en 1703, comme étant sa cité de paradis.

Nous avons pu découvrir les lieux les plus emblématiques de la ville lors d’une visite guidée, et le nombre de palais était vraiment impressionnant! Le plus connu étant le palais de l’Ermitage, qui était le palais d’hiver des tsars, et qui abrite maintenant un immense musée.

Vue du palais depuis la place.

Nous y avons passé quelques heures, sans en avoir pu faire le tour… La collection est immense, car les empereurs, à commencer par Catherine II, étaient de grands collectionneurs d’art; puis, à la révolution de 1917, les collections se sont agrandies avec les saisies chez les riches collectionneurs russes (sur les cartels, il est sobrement stipulé « acquisition depuis une collection privée »).

Les appartements sont incroyablement décorés, les dorures, la vaisselle, le mobilier, on en a vraiment plein les yeux. Un foisonnement de richesses et de raffinement.

Une activité très courue à Saint-Pétersbourg était au programme de notre visite: la promenade commentée en bateau sur la Neva. Pas de chance pour nous, lors de notre ballade nous avons pu goûter à une spécialité de la ville: la pluie! En effet peu après que l’on soit monté sur le bateau nous avons commencé à essuyer une averse qui ne s’est jamais arrêtée. On n’avait donc quasiment pas de visibilité…

Notre vision de la ville depuis le bateau. A éviter les jours de pluie donc!

Les tsars avaient également leur palais d’été, à 30 km, en bord de mer. Le château de Peterhof fait beaucoup penser à Versailles, tout simplement parce que Pierre 1er a voulu le construire pour épater Louis XIV, et faire plus fort que lui…. ce qu’il a pu faire au niveau du jardin et de ses 150 fontaines animées uniquement grâce à la pression naturelle de l’eau.

Un lieu magnifique en bord de mer qui nous a enchantés.

Première étape: Barcelone

Au Camp Nou après la victoire du Barça sur Arsenal lors du Trophée Joan Gamper

Notre tour du monde a démarré par un court séjour sur Barcelone, ville que nous connaissons très bien. En effet la Catalogne était la destination des vacances familiales depuis l’enfance pour moi et, depuis ma première visite de la ville, je me suis toujours senti chez moi à Barcelone. Si nous avons commencé par la capitale catalane c’est parce que je devais participer à l’assemblée générale des Penyes de la zone Monde car je suis depuis 2003 président de la Penya Blaugranor qui réunit les supporters du Barça des Hauts-De-France et qu’un vote lors de l’AG devait valider ma nomination en tant que responsable de la zone « Europe » des Penyes du Barça. Une Penya c’est un groupe de supporters reconnu officiellement par le FC Barcelone et qui peut, à ce titre, solliciter des places pour les matchs du Barça.

L’AG s’est bien passée, ainsi que le vote en ma faveur 😉 Pendant ce temps Marianne et les enfants avaient retrouvé Michèle et Gilbert, qui ont été les nounous des enfants et qui ont tenu à faire partie de notre aventure, pour aller visiter le Park Güell, une des merveilles de la ville. Güell est le nom du commanditaire qui a demandé à l’architecte Antoni Gaudi de créer ce parc grandiose. Longtemps entièrement gratuit la parc a, pour des raisons de conservation et de besoin de rénovation, limité l’accès à sa partie centrale. Il faut donc à présent s’acquitter d’un droit d’entrée pour accéder à l’esplanade et ses fameux bancs décorés de mosaïque avec vue d’ensemble sur Barcelone. Si vous prévoyez une visite il vaut mieux prendre son billet d’avance car il est valable pour un créneau horaire précis. Le lieu a donc perdu son côté ouvert et gratuit mais pas sa beauté et sa magie.

Le soir nous nous sommes tous retrouvés pour le dîner populaire du congrès Mondial des Penyes qui se déroule au pied du Camp Nou. Un grand repas convivial entre supporters du Barça venus des quatre coins de la Terre. A la suite du repas la boutique du stade (1500 mètres carrés de produits blaugranas) était ouverte en exclusivité pour les participants au repas.

Dimanche était encore une journée très teintée de Blaugrana: Congrès Mondial des Penyes pour moi avec discours des dirigeants de la confédération mondiale des penyes, hommages à des figures du monde du Barça, discours des dirigeants du club et présentation des nouvelles recrues pour la saison 2019 – 2020. Puis un repas de gala.

Le reste de l’équipe profitait des nombreuses animations autour du stade lors du Gamper Fest: maquillages, spectacles, concerts, jeux… pas le temps de s’ennuyer!

La journée se terminait par le trophée Joan Gamper, trophée du club qui invite chaque année un adversaire de renom pour ouvrir la saison au Camp Nou et faire la présentation officielle de l’équipe première et du staff technique pour la saison qui va débuter. Cette année c’était un Barça – Arsenal auquel nous avons pu assister parmi plus de 98 000 spectateurs. Victoire 2 buts à 1 sur un but du pistolero Luis Suarez.

Lundi c’est le chef-d’œuvre mondialement admiré et symbole de Barcelone que nous avons visité: la grandiose Sagrada Familia. Dessinée et imaginée par Gaudi, encore lui, à partir de 1883 la cathédrale devrait se terminer en 2026 si tout se passe bien. Il reste encore de nombreux éléments à ajouter mais, quand on la visite régulièrement, on est toujours épaté de l’avancée des travaux et des merveilles qui viennent encore la rendre plus grandiose d’année en année. De nos jours l’intérieur a bien évolué et les vitraux apportent des touches de couleurs féériques. Concernant l’extérieur 3 façades sont complètes dont les fameuses façades de la nativité et de la passion et les plus grandes tours sont en train de monter. Une dernière tour centrale viendra surmonter le tout et changera complètement le ciel de Barcelone.

Une étape Barcelonaise bien remplie de rencontres et de visites qui nous a permis de passer en douceur de chez nous à de futures étapes où l’on se jettera bien plus dans l’inconnu.